Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Mon livre...

Petite Fée Coquelicot

...soyons le changement que nous voulons pour ce monde...


Votre enfant s'ennuie à l'école ? L'enseignement à domicile n'est pas une bonne idée !

Catégories : #Vie et Instruction en famille

 

Oui, sauvons les enfants dont les parents pourraient avoir une idée aussi saugrenue !

Madame Cimelière, psychologue clinicienne, nous remet sur le bon chemin (on l'a échappé belle !)...

 

 Tris


Contrairement aux idées reçues, en France, ce n’est pas la scolarisation qui est obligatoire mais l’instruction qui est strictement réglementée jusqu’à l’âge de 16 ans.

 

Oui, ça c'est vrai, et il est bon de le rappeler.

 

La loi de 1936 autorise les parents à éduquer eux-mêmes leur progéniture à la maison.

 

Euh... la loi de 1936 ? Je ne sais pas d'où vient cette date, mais la possibilité d'instruire un enfant hors de l'école date de l'obligation d'instruction de 1882. Déjà, première méconnaissance du sujet.


En échange, l’Éducation nationale exige que l’enfant ait acquis un panel de connaissances et de compétences communs à tous.

 

 Bon, en fait ce n'est pas du tout l'Education Nationale qui a de telles exigences, mais l'Etat, qui délègue à l'Education Nationale la vérification de cette acquisition.


Pourquoi les parents retirent-ils les enfants des écoles ?

 

Ben c'était pas parce qu'il s'ennuyait à l'école, cet enfant ? Ou alors j'ai pas compris le titre...

Passons.


Quelles sont les conséquences d’une déscolarisation et d’une confrontation à un parent devenu... professeur ?

 

Oula, vous sentez la tension dramatique rendue par les points de suspension ? Mais à quelle catastrophe allez-vous échapper en laissant consciencieusement votre enfant à l'école, même s'il s'y ennuie ferme ? Attendons les lumières de notre amie la psychologue clinicienne...

 

Qu'est-ce que le homeschooling ? Littéralement, c’est un terme utilisé pour signifier "école à domicile". Ce mouvement vient des États Unis où il représente plus de 2 millions des enfants en âge scolaire.

 

 

Ah bon ???

C'est pas possible depuis l'obligation d'instruction de 1882 ? Remarquez que je ne suis peut-être pas au courant, mais Jules Ferry a du aller aux Etats-Unis pour prendre cette idée... Ou alors c'est que notre amie la psychologue clinicienne n'a pas étudié son sujet avant de produire son article. Nooooooooooon, pas possible...


Un des parents se transforme en professeur.

 

Notez "se transforme". Ca doit faire mal... Attention, Mister Hyde est de sortie, et ça risque d'être terrible !

 

C’est un rôle pris souvent à coeur, allant jusqu’à en faire un "métier".

 

Sous-entendu que c'est mieux de s'en fiche royalement ou de prendre les choses à la légère ? 

 

En France, l’école à la maison est basée sur le même principe : le professeur est un parent. Les leçons sont apprises au gré des envies de l’enfant. C’est lui qui construit le planning de sa journée et qui peut "décider" s’il a envie d’étudier ou non.

 

Là, ça devient navrant de méconnaissance : ce n'est pas le "homeschooling" (en français, ça se dit instruction en famille, hein, ce n'est pas parce que ça vient des Etats-Unis que ça n'a pas de nom françasi. Comment ça, ça ne vient pas des Etats-Unis ?), ce n'est pas l'instruction en famille donc, que l'auteur veut décrire, mais le "unschooling" pour reprendre le terme anglais, instruction informelle en français. Et même concernant l'instruction informelle, c'est encore un peu vague et imprécis... Passons.

 

Constatation inquiétante : l’enfant décide !

 

Oups, moi qui croyais que c'était le but de tout parent de permettre à l'enfant de prendre des décisions en conscience... Bon, désolée, je me suis trompée, et je vais m'empresser de retirer toute liberté de choix à mes enfants, c'est vrai, ils pourraient suivre une autre voie que la mienne, et se mettre à penser tout seuls, mazette !


Cette notion est en inadéquation totale avec le développement même de l’enfant. Il est au contraire dans une recherche de limites, de cadre stabilisant. Il est dans cette quête auprès de ses parents la plupart du temps.

 

Bon, encore un poncif, ça devient lassant à force... L'enfant a besoin de limites, d'accord. Mais toute liberté n'est pas mauvaise en soi. Ensuite, notre amie la psychologue clinicienne n'est pas sans savoir que certaines écoles (Montessori pour prendre l'exemple que je connais le plus) laissent justement cette liberté à l'enfant ? Dans une école Montessori, l'enfant décide lui-même quelle activité il va faire, s'il veut la refaire ou pas, s'il veut en enchaîner une autre ou simplement regarder ce que les autres font... Pourtant, la pédagogie Montessori, en général, les psychologues cliniciens aiment bien... 

 

Potimarrons

 

Dans le cas du homeschooling, c’est le parent qui lui demande de se débrouiller seul. C’est à s’interroger sur la "pseudo liberté" qu’offre le parent à son enfant : un cadeau empoisonné ! Les limites ne sont donc pas posées et l’enfant risque de se perdre.

 

Au risque de me répéter, l'auteur de l'article semble vouloir parler du "unschooling", et pas de "homeschooling". Rappelons tout de même qu'il y a autant de façons d'instruire ses enfants en famille que de familles... Certaines suivent un programme très précis avec des horaires stricts, d'autres adoptent les cours par correspondance qui prennent en compte le programme de l'Education Nationale, d'autres encore adoptent des pédagogies alternatives, Montessori ou Steiner par exemple, et même si certaines choisissent l'instruction informelle, à aucun moment le parent ne demande à son enfant de se débrouiller tout seul, au contraire ! Le parent est là pour guider l'enfant vers l'acsuisition de connaissances (certes pas de façon classique), il le suit dans ses désirs, l'appuie dans des recherches, vient lui apporter le matériel sur lequel l'enfant pourrta se baser pour apprendre... 

 

Ce n’est pas parce que votre enfant dit s’ennuyer à l’école ou qu’il n’a "pas envie", que lehomeschooling est une solution. Un très grand nombre d’enfants traine des pieds sur le chemin de l’école.

 

C'est vrai que c'est mieux de le laisser s'ennuyer, ou qu'il n'aime pas (notez d'ailleurs les guillements qui semblent indiquer qu'après tout, ce n'est peut-être même pas vrai, qu'il s'y ennuie, à l'école. Encore un coup de ceux qui laissent de la liberté aux enfants, ça..), sans chercher d'alternative. PArce qu'après tout, "un grand nombre d'enfant traîne les pieds sur le chemin de l'école". Alors bon, ya pas de raison qu'il y en ait qui y échappent, à la corvée... Non mais !

 

Le risque, en retour, c’est que l’enfant n’ait pas de limites et qu’il se retrouve dans une situation de toute puissance. Il endosse alors le rôle de l’enfant roi avec, surtout, ses inconvénients : intransigeant, intolérant à la frustration, agressif et souffrant.

 

Bon, ok, on avait compris la dernière fois. Mais euh... moi j'veux bien qu'on me donne les "avantages" du rôle de l'enfant-roi !

 

Aux États Unis, le homeschooloing est très répandu à tel point qu’il existe des communautés très organisées. En France, cette particularité reste encore rare. Les parents, et surtout les enfants, sont souvent stigmatisés par l’Éducation nationale, même si officiellement le homeschooling est légal.

 

Donc, si je comprends bien, honte aux victimes, elles n'ont qu'à rentrer dans le moule !

 

Legos (1)

 

Par ailleurs, les résultats scolaires de l’enfant ne sont pas vraiment contrôlés. Est-ce faute de moyens ou un désintérêt général pour ceux qui choisissent l’école à la maison ? En effet, l’enfant a seulement l’obligation d’avoir les mêmes connaissances que les autres adolescents de son âge à la fin de la scolarité. Mais aucun test n’est passé, aucune évaluation.

 

Le seul contrôle se matérialise par la visite d’une assistante sociale, tous les deux ans, afin de contrôler les conditions générales d’apprentissage. Je reste personnellement sceptique.

 

Euh, comment dire... les parents qui se battent justement pour que leurs enfants en soient pas contrôlés, comme le leur permet la loi, apprécieront certainement. 

Je commence à être vraiment sans voix face à cette méconnaissance du sujet traité de façon si superficielle par une soi-disant professionnelle... 

Rappelons quand même pour ceux qui ne le sauraient pas que les famille non-sco reçoivent tous les deux ans une visite "à caractère social" par la mairie de leur domicile, et pas du tout par une assistante sociale (même si effectivement ça arrive) pour expliquer les raisons de leur choix. Ils reçoivent aussi chaque année la visite d'un inspecteur de l'Education Nationale qui doit venir vérifier que l'enfant progresse dans son acquisition des connaissances (sans évaluations d'ailleurs si la famille le demande, ce qui n'est souvent pas respecté du tout, justement).

Notons que les évaluations, d'ailleurs, servent souvent uniquement à situer l'enfant par rapport aux autres. Moi, personnellement, je m'en fiche de savoir si mon fils est le premier, le quatrième ou le dernier... Ce que je voudrais, c'est qu'il acquiert un certain nombre de connaissances qui lui serviront plus tard. Alors qu'il les acquière à 6 ans ou à 14, dans la mesure où dans sa vie d'adulte il peut s'en servir, quelle est la différence ?

Bon, je pourrais en parler des heures, je passe donc à la suite.

 

L’enfant qui fait l’école à la maison est confronté à un dilemme : comment appeler le parent qui fait la leçon ? Maman ou maîtresse ? C’est quasiment schizophrénique : le matin je suis ta mère, et l’après-midi ta maîtresse. Et interdiction de mélanger !

 

Ben nous, c'est simple, on a trouvé la solution : quand j'ai mon tablier, il m'appelle maman, et quand j'ai mon chapeau bleu, il m'appelle maîtresse...

Non, mais sérieusement, même s'il est possible que dans quelques familles non-sco on demande aux enfants d'appeler leur parent maître ou maîtresse, dans la quasi totalité des cas, ce n'est pas le cas !!!

Autre petite réflexion : quand j'apprends à mon enfant à faire ses lacets, je suis aussi dans un rôle d'instructeur, non ? Pourtant mon enfant n'en devient pas schizophrène pour autant... Pourquoi serait-ce différent dans le cas des apprentissages plus scolaires ?

Et une dernière : les enfants qui sont scolarisés dans la classe d'un de leur parent (j'en ai connu une bonne dizaine dans ma scolarité, et j'ai moi-même été en classe avec ma grand-mère pour institutrice), ils devraient tous être schizophrènes aussi, non ?

 

Ce choix de la part des parents n’est pas anodin. Nous pouvons nous interroger sur les liens parent-enfant. Le parent peut-il se détacher de son enfant ? Pourquoi ce besoin de contrôler sa scolarité ?

 

Allez, ça y est, encore un autre des poncifs : les adeptes de l'instruction en famille sont forcément des mères fusionnelles et contrôlantes... Et pas du tout des parents attentifs aux besoins de leurs enfants (qui s'ennuient à l'école, rappelons-le au cas où on aurait oublié le titre de l'article)...

 

Jusqu’ici, un parent classique pouvait observer la vie de son enfant à la maison mais lorsqu’il se rend à l’école, tout lui échappe ! Désormais, avec ce choix, la porte de tous les possibles est ouverte.

 

"La porte de tous les possibles est ouverte" : tadam !

C'est vrai que ça doit être mieux quand elle est fermée, et bien fermée. Entre dans une case, mon petit, et fais ce que je te dis... 

Personnellement, je préfère qu'elle lui soit grand ouverte, à mon enfant, la porte de tous les possibles ! Et qu'il puisse choisir en conscience le "possible" qu'il désire, grâce justement à la liberté que je lui aurai donnée auparavant en étant à ses côtés pour le guider et l'accompagner dans ses choix...

 

Ce qui est pathologique et mortifère au sens psychanalytique, pour l’enfant. Il est privé de la vie extérieure, de confrontation à ses pairs et de sociabilisation.

 

Là encore, dans le genre des idées reçues sur la scolarisation à domicile, on fait difficilement mieux. La fameuse "socialisation" est agitée comme un étendard... C'est vrai que les parents non-sco cloîtrent leur enfant à la maison, avec interdiction de sortir et de rencontrer d'autres personnes. Quand on fait les courses, par exemple, on les colle au placard, les enfants. Avec la porte de tous les possibles hermétiquement fermée !

 

En effet, ce dernier ne peut pas accéder à une autonomisation, phase cruciale de développement de l’enfant pour son bien être psychique et son estime de soi. En allant à l’école, il se compare aux autres et peut être fier de lui ou bien mécontent.

 

Donc, on ne devrait construire sa personnalité qu'en fonction des autres, de ce qu'ils pensent. En se "comparant". L'enfant devrait, selon notre amie la psychologue clinicienne, être fier d'avoir fait mieux que les autres. Et pas du tout d'avoir réussi quelque chose, ou tenté quelque chose, ou commencé queqlue chose. Non. S'il doit être fier, c'est d'avoir été comparé avec les autres et d'avoir remporté la palme... La socialisation à l'école, donc, ça apprend à écraser les autres et à en être fier. 


Il peut également prendre conscience de l’existence d’autres univers que celui de sa famille et à acquérir ainsi des repères qui construisent sa personnalité.

 

Passons vite fait, je rappelle juste que les enfants nons-sco sont toujours au placards, les parents ne sont toujours pas rentrés...

 

Les puristes du homeschooling affirment pourtant que leur enfant n’est pas coupé du monde et qu’il a beaucoup de copains. Peut être. Mais l’amitié est forcément plus superficielle lorsqu’on rencontre quelqu’un au parc une fois de temps en temps. La vie en communauté à l’école tisse des attaches plus approfondies. La connaissance d’autrui est plus précise. Des souvenirs se construisent et ils sont importants. Priver l’enfant de relations sociales, c’est l’isoler dangereusement de la réalité.

 

"Puristes" ? J'aimerais bien savoir ce que c'est, tiens, un "puriste". Et un pas puriste aussi, d'ailleurs... Les "puristes", donc, affirment que leurs enfants ont des copains. Notre amie la psycholoue clinicienne semble d'ailleurs ne pas en être convaincue puisqu'elle assène un "Peut-être." dubitatif juste après cette affirmation. Traite-t-elle les parents non-sco de menteurs ?

Bref.

Les enfants non-sco, donc, ont des amis. "Peut-être". Mais ces amis, ce ne sont pas de VRAIS amis. Des amis "superficiels"... Parce que bon, c'est vrai qu'en deux fois 10 minutes de récréation, on tisse de bien meilleurs liens qu'en dehors de l'école.

Petit sondage : combien d'entre vous gardent aujourd'hui parmi leurs VRAIS amis des copains d'école ? Où vous êtes-vous fait les VRAIS amis que vous avez ?

Oui, c'est bien ce que je pensais...

Notons au passage que les enfants non-sco sortent beaucoup : au parc, oui, mais pas que. Ils font aussi des activités : musique, sport, théâtre, danse et autre... dans lesquelles ils peuvent aussi rencontrer des amis. 

 

Autre point important : la pédagogie. Les enfants sont très sensibles à la personne ayant une autorité de savoir. Il se crée des affinités avec les professeurs qu’ils rencontrent tout au long de leur scolarité. Ensuite, les parents ne suivent aucune formation préalable.

 

L'auteur ne semble pas connaître les difficultés de formation que rencontrent les professeurs aujourd'hui, mais bon. C'est vrai que je préfère envoyer ma fille à l'école avec une institutrice qui confond attribut du sujet et adjectif qualificatif plutôt que lui mettre un Bescherel dans les mains.

 

Peinture à l'éponge

 

Chacun doit rester à sa place de parent et de professeur. Un parent n’a pas à rentrer dans la pédagogie comme un professeur ne s’occupe pas du privé.

 

C'est vrai, ça, chacun sa place, chacun sa case ! Ah, ces parents qui laissent trop de liberté aux enfants, on voit où ça mène : les gens essaient de sortir de leur petite case étriquée !


Pour cela, remémorez vous les longues soirées où vous tentiez de faire apprendre à votre enfant une poésie. Vous étiez à bout de nerfs parce qu’il n’écoutait pas.

 

Ah bon ? C'est peut-être ça, la clé de compréhension de l'article, non ? Madame notre amie la psychologue clinicienne ne supportait pas d'apprendre à son enfant une poésie le soir. Parce que ça l'obligeait à sortir de sa petite case... Et qu'elle n'arrivait pas à l'obliger à écouter... Peut-être même que cet enfant... s'ennuyait !


Les professeurs enseignent comment leur apprendre et comment les faire aimer apprendre. Pourquoi les priver de cela?

 

Moi qui suis allée à l'école, j'ai eu nombre de professeurs, et aucun ne m'a jamais fait aimer quelque chose que ce soit dans l'école ou les apprentissages... Et priver qui de quoi ? Les enfants de l'amour de l'apprentissage ? Ou les professeurs de l'enseignement de l'amour de l'apprentissage ? 

 

Le homeschooling implique un isolement social. L’enfant est seul, chez lui ou au mieux avec sa famille. Il se construira l’image d’un monde unilatéral, uniculturel, sans surprise car la famille est prévisible, contrairement aux copains.

 

Oui, l'enfant non-sco est enfermé seul chez lui, dans le placard. Parfois, "au mieux", sa famille est là. Le reste du temps on ne sait pas où elle est, la famille, mais bon. Et il ne rencontrera donc JAMAIS personne. JAMAIS. Au contraire des enfants scolarisés, qui apprennent tous la même chose dans les mêmes manuels avec les mêmes exemples. 

On peut souligner ici que toutes les études qui ont été faites sur le sujet tendent à prouver que l'école est le lieu par excellence pour reproduire et renforcer les inégalités sociales et culturelles. Alors pour la construction d'un monde unilatéral et uniculturel, l'école semble assez forte !


 

Ceci crée un vide et un handicap par rapport au savoir se comporter avec les autres, à tisser des liens.

 

Je ne reviendrai pas là-dessus.

 

Si un jour, l’enfant décide de retourner dans un système dit classique, le choc risque d’être très difficile.

 

 

Donc au risque d'une situation qui peut peut-être arriver un jour, il ne faudrait pas se lancer. 

Je dois laisser mon bébé de deux semaines pleurer toute la nuit parce qu'un jour il aura 18 ans et devra s'endormir tout seul.


Il sera forcément étiqueté, plus fragilisé par l’absence de confrontation aux autres et plus démuni face aux réactions courantes à avoir dans la société.

 

 

Parce qu'un enfant scolarisé n'est pas étiqueté par les autres ? Quand il est handicapé, quand il est habillé différemment, qu'il parle avec un accent, etc ? Je pourrai parler de ça des heures... 

 

Jusqu’à présent, j’ai parlé de l’enfant sans pathologie. Il en est tout autre concernant la phobie scolaire qui est un trouble envahissant empêchant tout mode de pensée logique. L’origine est variable. L’enfant est dans l’incapacité absolue de retourner à l’école.

 

Ce cas exceptionnel nécessite de prendre des cours par correspondance au CNED

Parce que là, les parents peuvent prendre les cours du CNED ? Seulement quand l'enfant est phobique alors. Parce que les autres, rappelons-le, laissent leur enfant "se débrouiller tout seul"...

 et d’entamer un suivi psychologique approfondi. L’encadrement dans une phobie scolaire est très strict (Appelez-moi "maîtresse"), il fonctionne en parallèle avec un service hospitalier ou un praticien privé.

 

L’autre différence clé, c’est que le phobique a connu l’école, les échanges sociaux et l’autorité représentée par les professeurs. Situation que ne connaissent pas ceux qui sont pris en charge par leurs parents dès le plus jeune âge via le homeschooling.

 

Oui, vous vous souvenez, le parent non-sco n'a aucune autorité et n'impose rien à son enfant. L'enfant non-sco n'a aucune règle et aucune limite. 

 Petite parenthèse aussi : si on se pose vraiment la question de la scolarisation à domicile parce que notre enfant s'ennuie à l'école, c'est bien qu'il y est, non, à l'école ??? 

 

En conclusion, (ouf) il me semble plus sain de faire connaître le monde parfois rude de l’école à l’enfant, de le confronter à autrui pour qu’il puisse se défendre dans la vie professionnelle qui n’est qu’une copie adulte du monde enfantin.

 

Oui, c'est bien mieux qu'il en bave tout de suite. On devrait aussi les mettre à la mine d_s qu'ils savent marcher, au cas où ils doivent y aller un jour. Et les affamer, des fois qu'ils ne gagnent pas assez pour manger à leur faim.

Quant à savori se défendre, je pense qu'un enfant qui a appris à penser par lui-même est bien plus apte à se défendre qu'un enfant mis dans un moule dès son plus jeune âge... Bref.

 

Par ailleurs, il est déjà difficile pour un parent d’assumer son rôle éducatif et de tenter de faire le moins d’erreur possible, alors pourquoi vouloir, en plus, vouloir jouer les apprentis professeurs ?

 

Désolée pour vous, madame la psychologue clinicienne, votre parcours de parent a eu l'air d'un véritable calvaire... Quant à moi, j'adore mon "rôle" de maman (je ne suis pas professeur, ne vous en déplaise), j'adore passer du temps de qualité avec mes enfants, et j'adore les voir grandir si bien, dans la joie et la sérénité, à leur rythme. Et j'ose croire que c'est un peu grâce à moi...


 Terre (1)

 

 

Commenter cet article

Anne-Marie 31/12/2012 16:35


Deux vidéos à transmettre à Mme  Cimelière, peut-être :-)


Je vous les transmets, je pense qu'elles vous intéresseront : http://kaizen-magazine.com/video-de-la-semaine-2/

Petite Fée Coquelicot 01/01/2013 14:02



Je viens de les regarder, c'est une excellente façon de commencer l'an neuf !


Alors on retient : 


révolutionner l'éducation pour permettre aux enfants de garder et développer leur créativité naturelle, afin de les aider à remporter les défis de demain !!!



Anne-Marie 06/12/2012 13:16


Ah si Condorcet avait raison : "L'école forme des hommes libres, des citoyens qui ne s'en laissent pas conter mais qui entendent qu'on leur rende des comptes."


Malheureusement c'est plutôt Halbnachs qui a la bonne définition : "L'éducation est le moyen le plus efficace dont dispose une société pour former ses membres à son image." Formater un citoyen
docile et consommateur !


http://www.youtube.com/watch?v=kVGEK-2Liyk


http://www.youtube.com/watch?v=rP75uoZcewk


"Ils voudraient que nous marchions au pas, et dans les souliers de leur choix."  (J. Beaucarne)


 

Petite Fée Coquelicot 06/12/2012 14:25



C'est tellement triste, et tellement vrai...



katia 05/12/2012 15:51


Ce week end, nous avons été chez des amis que nous n'avions pas vu depuis longtemps. En arrivant, en voyant notre fils de 3 ans moins timide et qui s'exprime bien, notre amie a dit: "ahh ça se
voit que tu vas à l'école!!"... et bien non, il ne va pas encore à l'école. Tous les progrès sont toujours attribués à l'école, à la crèche... finalement à tout sauf à l'enfant lui même et à
l'accompagnement familial au quotidien. Par contre, quand un enfant "est colérique", ou "capricieux" ou qu'"il ne fait toujours pas telle chose??", la cellule familiale et "les autorités
parentales" sont immédiatement visées. C'est le genre d'article qui me fait bondir, et qui me conforte dans l'idée qu'il faut que j'apprenne à gérer ma colère un jour :-) Et au passage, j'aime
beaucoup la conclusion de ton article. A bientôt Fée Coquelicot.

Petite Fée Coquelicot 05/12/2012 16:16



A bientôt !


Et vivent les parents conscients (que leur enfant aille ou pas à l'école d'ailleurs) !!!



sylvie 05/12/2012 12:16


D'imaginer qu'un tel article est publié...  Sérieusement, je ne peux concevoir que quelqu'un écrit unearticle dans une ignorance totale...  Disons, qu'après 12 ans d'école à la
maison...  hum...  j'aimerais bien lui parler un peu à cette dame!


Bonne journée!

Petite Fée Coquelicot 05/12/2012 12:48



Oui, l'article a suscité de nombreux commentaires, de nombreuses réponses aux commentaires... Mais ça me laisse toujours aussi abasourdie !



dametartine 05/12/2012 12:00


C'est peut-être le moment de fabriquer le massepain pour Saint Nicolas demain ....


Je pèse 200gr d'amandes en poudre, 200gr de sucre glace (quoi ? même poids et pourtant pas même volume ?), un peu d'eau, je mélange uniformément (un gros mot ? ), je mets au repos une heure dans
un film pastic et je fais des boulettes de massepain .... attention de même poids, même taille car si je suis petit, j'arrive à évaluer le plus gros morceau d'une si bonne chose !


Faudrait pas que la famille Coquelicot se chamaille à cause de Saint Nicolas !

Petite Fée Coquelicot 05/12/2012 12:50



Merci pour la recette !


Traditionnellement, nous faisons du pain d'épices, mais peut-être que nous rajouterons du massepain cette année...


Merci Dame Tartine !



Archives

Nous sommes sociaux !

Articles récents