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Petite Fée Coquelicot

...soyons le changement que nous voulons pour ce monde...


Le diabète gestationnel et son test de dépistage en France

Catégories : #Parentalité

Le diabète gestationnel, touche entre 2 et 4% des femmes enceintes. S'il disparaît après l'accouchement dans 90% des cas, il peut engendrer des complications dignes d'êtres signalées. Du côté de la mère, le risque d'infection accroît, tout comme la nécessité d'accouchement par césarienne, en raison du surplus de poids chez le bébé, attribuable au diabète. Une femme sur trois développera entre 5 et 15 ans plus tard un diabète de type 2. Chez le bébé, on note, outre la surcharge pondérale, des risques de difficultés respiratoires, d'hypoglycémie et de jaunisse.

Le test de dépistage du diabète chez les femmes enceintes (absorption à jeun, à la 26ème semaine, de 50 grammes de glucose) a été mis au point en 1965 par le Docteur O'Sullivan, qui, parmi sa clientèle de la région de Boston, comptait nombre d'obèses. En Amérique du Nord, le test est aujourd'hui universel, contrairement à l'Europe, exception faite de la France.

 
Le risque se trouve du côté de femmes ayant plus de 30 ans, un surplus de poids ou des antécédents familiaux de diabète. Dans la plupart des cas, un plan d'alimentation personnalisé, de l'exercice et du repos suffisent à régler le problème. Autrement, on a recours à l'injection d'insuline.

Pourtant, la notion de diabète gestationnel fait l'objet d'une vive controverse, tout comme le test de dépistage et le traitement à l'insulinothérapie.
Dans «A Guide to effective care in pregnacy and childbirth » (Oxford University Press), les auteurs, Enkin, Keirse, Renfrew et Neilson, écrivent : «Il n'y a pas d'évidence convaincante que le traitement des femmes montrant une tolérance anormale au glucose réduira la mortalité périnatale ou la morbidité. (…) Dans plusieurs autres champs de la médecine, une telle utilisation d'injections, basée sur aussi peu d'informations, serait considérée comme non-éthique. »

Le docteur Lucie Baillargeon, dans un texte publié par «L'actualité médicale », affirmait : «Les essais cliniques randomisés sur le régime diététique et l'insulinothérapie n'ont pas montré d'effets bénéfiques concluants, tant chez l'enfant que chez la mère. »
Ancien président de l'Association des Omnipraticiens en périnatalité du Québec, le Docteur Alain Demers travaille beaucoup en obsétrique. Selon lui, la production par le placenta de l'hormone «hpl », qui crée chez les femmes enceintes une résistance à l'insuline, est un fait connu et prouvé. L'intolérance au glucose pour une femme enceinte est donc normale. «Le vrai problème, dit le Docteur Demers, c'est qu'il existe une zone grise entre l'hyperglycémie physiologique et pathologique. Pour le diabète gestationnel, il faudrait peut-être réviser les chiffres à la baisse. Dans la ville de Hamilton, il n'y a eu aucun test de dépistage depuis 1989. 
Ses statistiques ont été comparées à celles d'autres villes et on ne constate aucune différence en terme de complications périnatales, autant chez le femme que chez l'enfant. »

 

Faut-il en déduire que le diabète de grossesse est une maladie imaginaire? Le Docteur Demers se garde bien de l'affirmer, penchant plutôt à dire qu'il s'agit d'un pré-stade du diabète de type 2. La grossesse pourrait agir comme une sorte de déclencheur du diabète chez les femmes enceintes, ce qui expliquerait le 10% des cas où la maladie ne se résorbe pas après l'accouchement. Dans d'autres cas, il pourrait s'agir de cas de diabètes non dépistés préalablement. La définition donnée du diabète gestationnel par l'Organisation Mondiale de la Santé est : «tout diabète découvert pendant la grossesse ». «Je dois donc, souligne le Docteur Demers, déclarer comme tel tout diabète découvert à ce moment, même si je sais très bien qu'il s'agit d'un diabète d'un autre type . »
Le médecin de Sherbrooke croit qu'on ne devrait passer le test qu'à la clientèle à risque, celle ayant plus de 30 ans, un surplus de poids ou des antécédents familiaux de diabète. «Et même si une personne montre une valeur légèrement anormale lors du test, je vais la stresser pour rien et l'insulinothéraphie augmente le retard de croissance in utero. »
Le traitement peut entraîner plus de problèmes (césariennes, échographies, coûts, etc.) que si on l'avait ignoré.

Un article du Docteur Demers, publié en 1997 par «Le Médecin du Québec », souligne la controverse sur le moment où on devrait commencer le traitement. Pour certains, l'insulinothérapie devrait commencer lorsqu'on retrouve plus de deux valeurs anormales avec un régime; pour d'autres, c'est lorsqu'il y a macrosomie à l'échographie. Mais qu'est-ce que la macrosomie? «C'est, écrit l'obstétricien, l'état morbide le plus souvent incriminé lors du diabète gestationnel. Sa définition n'est pas claire mais la majorité des auteurs s'entendent pour dire que l'enfant doit peser plus de 4000g. Selon cette définition, il est intéressant de constater que, au Canada, plus d'un enfant masculin sur quatre né à 40 semaines de grossesse est macrosome. (…) Qui plus est, 90% des bébés dits macrosomes sont nés de mère ne souffrant pas de diabète gestationnel. »


En attendant que les zones d'ombres soient éclaircies, il n'en demeure pas moins que le diabète non traité d'une quelconque manière (plan nutritionnel ou insulinothéraphie) chez la femme enceinte implique des risques de mortalité infantile et que l'enfant développe ultérieurement un diabète de type 2, le plus fréquent et le plus sournois.

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Lilou 22/12/2012 03:26


Très interessant ton article!


Ici, je pense avoir fait un genre de diabète pour ma première grossesse, non diagnostiqué (enfin limite) parce que j'ai fait les tests assez tôt. Leurs avleurs étaient limites, mais c'est passé.
Au final, heureusement pas de traitement, mais ces tests sont vraiment horribles, et j'ai pris énormément de poids, avec une fin de grossesse inconfortable... effectivement un bébé plutôt gros :)


Pour la deuxième grossesse, on avait décidé de ne pas faired e test, et finalement une glycosurie trè strès positive :) nous a alertés, du coup j'ai totalement en levé le sucre le temps de la
grossesse (sauf fruits frais ), alimentation surtout crue, et plus aucun problème, grossesse beaucoup plus confortable, et bébé plus fin, même si toujours honorable...


Je ne regrette pas du tout ce temps de régime, passé une période d'adaptation, c'était plutôt agréable, et les rares petits écarts m'ont tellement mise mal qu'il a été facile de m'y tenir!


 


Bonne nuit!


Lilou

Petite Fée Coquelicot 26/12/2012 15:30



Merci pour ce témoignage !



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