Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Mon livre...

Petite Fée Coquelicot

...soyons le changement que nous voulons pour ce monde...


A la découverte de Jean-Sébastien Bach

Catégories : #Instruction en famille, #IEF, #Musique, #Composer Study

Compositeur et organiste allemand, Bach a écrit plus de 1000 compositions. Inspiré par la foi, son œuvre fait partie des monuments de la musique classique.

Jean-Sébastien Bach est né le premier jour du printemps 1685, dans une famille de musiciens, à Eisenach en Allemagne. Son arrière-arrière-arrière-grand-père, Veit Bach, qui était meunier, jouait déjà de la cithare en écoutant le bruit de l’eau dans la roue de son moulin, et faisait danser les paysans du village lors des fêtes et veillées. Le père de Jean-Sébastien, Jean-Ambroise, est musicien de la ville : il compose toutes les musiques pour les fêtes ! L’oncle de Jean-Sébastien, Jean-Christophe, est organiste. Son frère aîné, qui s’appelle aussi Jean-Christophe, joue lui aussi de l’orgue. Oncles, cousins, cousines, tous sont musiciens, et la grande famille Bach se réunit souvent pour se livrer à son passe-temps favori : chanter, notamment des canons (c’est d’ailleurs peut-être ce qui a inspiré Jean-Sébastien Bach quand il a composé ses fugues).

On peut penser que le père de Jean-Sébastien, avant même de l’envoyer à l’école, lui donne ses premières leçons de musique. Il a une très jolie voix, et il chante dans le chœur de son école. Chaque dimanche, à l’église, on entend la musique offerte par la famille Bach : Jean-Ambroise au violon, Jean-Christophe à l’orgue, et Jean-Sébastien qui chante de sa belle voix pure… A cette époque, il est déjà fasciné par l’orgue…

Mais à 9 ans, ses parents meurent, et il va habiter chez son frère aîné, Jean-Christophe, qui est pauvre et qui a déjà une femme et un bébé… La vie est difficile, mais Jean-Sébastien n’est pas malheureux : la musique est reine au logis ! Jean-Sébastien est affamé de musique… Un jour, il découvre au fond d’une armoire un cahier secret appartenant à son frère, rempli de la musique des plus grands maîtres de l’époque ! Pendant des nuits entières, il le recopie à la lueur de la bougie. Mais une nuit, son frère le surprend et, furieux, reprend la cahier… Jean-Sébastien est malheureux mais la musique qu’il a recopiée, il l’a maintenant dans la tête.

A 13 ans, Jean-Sébastien doit gagner sa vie : il se présente dans la meilleure école de chanteurs du pays. Sa voix est si belle et si rare qu’il est engagé tout de suite, logé et nourri. Mais à 15 ans, sa voix change et il ne peut plus chanter dans les chœurs… Il va alors mener l’existence d’un musicien errant, pratiquant l’orgue et le clavecin, les instruments qu’il préfère, mais aussi le violon et l’alto. A 18 ans, on demande à Jean-Sébastien d’essayer le nouvel orgue de la ville d’Arnstadt. Il laisse ses mains aller sur le clavier, ses pieds sur le pédalier : tout le monde est stupéfait ! Jamais on n’a entendu de tels sons : cette musique semble venir du ciel… Il est alors nommé organiste officiel de la ville.

Mais rapidement, cela étouffe Jean-Sébastien, alors il entreprend un long voyage à pied, pour rencontrer le célèbre organiste Buxtehude, dont il veut solliciter les conseils. 4 mois plus tard, il acceptera un poste d’organiste à Mülhausen, où il compose ses premières cantates.

Cantate 65 "Ils viendront tous de Saba"

Cantate 707 "du Café"

1707 : Jean-Sébastien a 22 ans, et se marie avec sa cousine Marie-Barbara,  qui lui donnera 7 enfants. Mais son épouse meurt brutalement de maladie. Jean-Sébastien est désemparé… Il comprend vite qu’il doit donner à ses enfants une nouvelle mère, et épouse Anna-Magdalena Wülken. Les années passent la famille s’agrandit, avec 13 enfants de plus ! Le musicien doit travailler d’autant plus pour subvenir aux besoins de sa nombreuse famille…

Sonate pour flûte solo : Sarabande

1708 : Jean-Sébastien est musicien du duc de Saxe-Weimar, qui lui manifeste son estime en lui laissant une part de liberté pour le voyager et écrire… Il écrit là ses chefs-d’œuvre pour orgue : chorals, préludes, fantaisies, toccatas, toujours suivis d’une fugue, genre musical où il va exceller. Mais en 1716, malgré ses compétences, on lui préfère un musicien médiocre pour succéder au maître de chapelle qui vient de mourir : il donne sa démission et part pour Dresde.

Le prince Léopold d’Anhalt-Cöthen lui offre sa protection et le poste de maître de chapelle. Sa tâche principale est de diriger la musique de chambre du prince. Jean-Sébastien écrit ses 4 suites pour orchestres qui comptent parmi ses compositions les plus gaies et les plus brillantes.

Suite N°2 - Menuet

Il écrit aussi  l’une de ses œuvres les plus connues : les Concertos Brandebourgeois.

Concerto Brandebourgeaois N°5

Il conçoit aussi le célèbre Clavecin Bien Tempéré, écrit pour le clavecin mais que l’on joue plus souvent maintenant au piano. Cet étonnant recueil compte 48 préludes et 48 fugues.

1723 : à 38 ans, Jean-Sébastien Bach est nommé Cantor (chef de chœur) de Leipzig, où il restera jusqu’à sa mort. Il doit écrire une nouvelle cantate presque chaque dimanche ! Ses plus belles sont Actus Tragicus, Cantate de la Pentecôte et l’Oratorio de Noël. Il compose aussi le Magnificat, la Passion selon Saint Jean, la Passion selon Saint Matthieu, trois chefs-d’œuvre où il atteint le sublime.

1733 : Bach a 48 ans, il est au faîte de sa maîtrise musicale, et entreprend une œuvre de vastes proportions : la Messe en si mineur, qui tient une place à part dans la musique religieuse, puisqu’elle n’est ni vraiment catholique, ni vraiment protestante, Bach semblant vouloir s’élever au-dessus des querelles qui divisaient les chrétiens.

Les années passent. Un dernier voyage conduit Jean-Sébastien à la cour du roi de Prusse. Frédéric II désirait depuis fort longtemps rencontrer le maître réputé. Aussi, le soir du 7 mai 1747, quand il lit, sur la liste des voyageurs arrivés le jour-même dans la ville, ne nom du musicien, il s’écrit à l’assistance : « Messieurs, le vieux Bach vient d’arriver ! Qu’on le fasse quérir et conduire au palais sans retard ! » Le vieux maître doit alors se présenter à la cour en habits de voyage poussiéreux ! Le roi lui demande aussitôt d’essayer les 12 nouveaux pianos qu’il venait de recevoir. Bach improvise alors de son style brillant dont il avait le secret sur des thèmes proposés par les invités du roi. Frédéric II lui donne alors un thème et demande à Bach de jouer sur ce thème une fugue à 3 voix. Le musicien se tire de ce pas difficile avec brio, et le roi exige plus encore : « Monsieur Bach, faites-moi un autre plaisir : pour terminer ce magnifique concert qui a réjoui tous mes amis, je voudrais que vous improvisiez sur mon thème une fugue à 6 voix…

  • Mais Sire, cela n’est pas possible malgré toute ma bonne volonté… Votre thème est beaucoup trop compliqué… il faudrait que je puisse y penser longtemps à l’avance… »

Et le vieux maître, pour ne pas s’avouer vaincu totalement, improvise néanmoins une fugue à 6 voix sur un de ses thèmes personnels, ce qui représente tout de même une performance extraordinaire. Sitôt rentré à Leipzig, Jean-Sébastien relève le défi du souverain et commence à écrire sur le fameux thème « trop compliqué » : il adressera « l’Offrande Musicale » à Frédéric II deux mois plus tard…

Offrande musicale - Ricercare à 6 voix

3 ans avant sa mort, Bach commence une œuvre du même genre, mais de plus vastes dimensions encore : L’Art de la Fugue, composée de 15 fugues différentes. Ce morceau témoigne d’un petit jeu auquel s’est livré secrètement le compositeur : il comporte un thème formé des 4 notes si bémol, la, do et si. Or, dans le système de notation allemand, ces notes s’écrivent B, A, C, H… comme Bach !

L'Art de la Fugue

A partir de ce moment, la vue de Jean-Sébastien s’affaiblit beaucoup, son état général s’aggrave. Le 18 juillet 1750, il est pris d’un malaise, à l’issue duquel il recouvre la vue. Mais quelques heures plus tard, il est frappé d’une crise d’apoplexie, et meurt le 28 juillet, entouré de sa femme, de ses filles, de son gendre et de son plus jeune fils, Jean-Chrétien.

Commenter cet article

Archives

Nous sommes sociaux !

Articles récents