Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Mon livre...

Petite Fée Coquelicot

...soyons le changement que nous voulons pour ce monde...


Récit d'une naissance

Catégories : #Parentalité, #Naissance libre, #Accouchement sans douleur

Cinquième naissance...

Le jour du terme que j’ai calculé arrive… En soirée, Monsieur Coquelicot et moi nous déménageons une pièce pour aménager un coin bureau pour lui, en vue de son travail à la maison d’ici quelques semaines. Ce n’était pas prévu, mais simplement en en parlant, j’ai besoin que les choses soient faites, que les choses soient nettes et propres et rangées. Alors nous nous lançons, et à l’heure du repas, je suis sereine : tout est prêt ! Mais peut-être était-ce un peu trop sportif, ou alors c’est juste l’accouchement imminent qui m’a donné envie de préparer mon « nid » : je commence à avoir des contractions très différentes de celles qui ponctuent mes journées depuis deux mois déjà : plus fortes, plus basses. Et surtout douloureuses si je reste assise. Je me contente donc de me mettre debout dès qu’il y en a une qui arrive, et ça passe facilement.

Après avoir couché les enfants, je me pose un peu dans le canapé : est-ce que l’accouchement aurait commencé ? Je sens que ces contractions sont différentes, mais est-ce vraiment ça ? Je décide donc d’aller prendre un bain bien chaud : au moins, je me détendrai complètement ! Ca fonctionne très bien : une heure après y être entrée, je n’ai plus eu une seule contraction, et je me sens fondre dans l’eau ! Alors je sors, je me sèche, et je vais me coucher pendant que Monsieur Coquelicot fait quelques réparations sur l’ordinateur. Je somnole, je suis bien, même si je ne réussis pas à tomber dans le sommeil… A minuit et demi, il vient me rejoindre. Et je ne sais pas si c’est le fait qu’il m’explique ce qu’il a fait sur l’ordinateur, mais j’ai tout de suite une énorme contraction, douloureuse : il faut absolument que je me mette à quatre pattes pour la gérer ! Je me recouche, et hop : une nouvelle ! Bon, je mets ma robe de chambre, j’enfile mes chaussons, et je vais marcher un peu pour voir si les contractions passent. Mais non, elles s’installent.

Ces contractions sont tout de suite très rapprochées, et surtout très intenses : impossible de m’assoir, ça fait trop mal ! Debout, au contraire, ce n’est pas douloureux : il me suffit de marcher, de rouler le bassin, et la contraction s’en va. Puis elles s’intensifient plus encore, et là, pour ne plus ressentir de douleur, j’ai besoin de faire de longs sons graves. C’est dingue à quel point ça m’aide ! En me concentrant sur ces sons, en me concentrant sur les mouvements de bassin, comme une danse solitaire, je n’ai pas du tout mal… Au bout d’un moment, j’éprouve le besoin d’aller dans la salle de bain : j’y allume quelques bougies, je me prépare un endroit douillet ! Comme pour la naissance de Nolah et Souleil, c’est dans cette pièce que je suis bien, même si je ne sais pas dire pourquoi… Au fil des minutes, les contractions vont et viennent, comme des cagues, puissantes, intenses, et les sons se font plus graves, plus forts.

A 1h10, Tout Ptit Lutin se réveille pour faire pipi. J’appelle Monsieur Coquelicot : je ne veux pas sortir de l’état dans lequel je suis, je ne peux pas m’en occuper. Et pour ne pas être « dérangée », je file dans le futur bureau. J’entends Monsieur Coquelicot qui s’occupe de Tout Ptit Lutin. Et puis non, je ne suis pas bien du tout du tout dans ce bureau, il faut que je retourne dans la salle de bain. Monsieur Coquelicot remet sa couche à Tout Ptit Lutin, mais tant pis, c’est là que je suis bien, et je continue à « chanter »… Monsieur Coquelicot va coucher notre futur ancien petit dernier dans notre lit et me rejoint, je crois qu’il a compris que le bébé va bientôt arriver !

Là, les choses s’accélèrent, je lui demande (par monosyllabes, merci chéri d’avoir compris que parler était trop difficile pour moi à ce moment) de me masser le bassin, de me donner un mouchoir… Puis je sens une grande pression sur le périnée, c’est désagréable et ça me donne envie de pousser : floc, les eaux se déversent de moi… Petit moment de panique : le sol est mouillé, j’ai l’impression que je ne peux plus m’appuyer sur mes jambes au risque de glisser et tomber… « Fais quelque chose ! » Heureusement, Monsieur Coquelicot attrape une serviette, m’essuie les jambes et les pieds, éponge le sol… Je peux me concentrer à nouveau sur mon chant grave. A peine quelques minutes plus tard, je sens une grande pression… Je me dis que c’est impossible que le bébé soit déjà là, je n’ai absolument pas eu mal quand il est descendu ! Je mets ma main : mais si, je sens ses cheveux ! Alors je laisse ma main pour soutenir sa tête qui descend, et je me sens envahie par une puissance qui me dépasse complètement… Ce sentiment sera celui qui me marque encore : l’impression d’être complètement prise dans un flot de puissance et d’intensité bien plus grand que moi !

Entre deux contractions, je sens mon bébé qui vient. Je dis à Monsieur Coquelicot que je sens ses petites oreilles, ça me donne envie de rire et de pleurer en même temps… et du coup, j’oublie complètement les contractions ! Puis sa tête passe. J’ai besoin de faire une pause, mais c’est plus fort que moi, toute cette puissance doit sortir, et je pousse son petit corps vers le monde ! Monsieur Coquelicot l’attrape, c’est beau que ce soit son papa qui soit le premier à la toucher !

Je m’assieds, Monsieur Coquelicot me le donne et le couvre d’une serviette : « C’est mon bébé ! ». Il est beau, il est doux, il est d’un beau rose foncé… Et il pleure très fort tout de suite : non, décidemment, il était certainement mieux au chaud ! Mais le bébé se console vite dans les bras de sa maman… Monsieur Coquelicot regarde l’heure : il est 1h28, tout s’est passé très vite. Il va aussitôt chercher Tout Ptit Lutin qui attendait dans notre lit, puis Ptit Lutin qui patientait dans la chambre des enfants : les grands frères découvrent leur bébé à seulement quelques minutes de vie ! Quelle chance ! Dommage que mes deux aînés soient chez leur papa, il ne la découvriront que quelques jours plus tard... Ptit Lutin fera son tout premier bisou à notre bébé tout neuf, avant que nous pensions à regarder si notre bébé est une fille ou un garçon… c’est une fille !

En attendant, pour ne pas me refroidir, je m’installe dans la baignoire et Monsieur Coquelicot fait couler de l’eau chaude, je tiens toujours notre tout nouvelle petite fille dans mes bras. En attendant que le placenta ne sorte facilement une heure plus tard, et que Monsieur Coquelicot coupe le cordon qui a cessé de battre, je lui chante la bienvenue, avec un chant que j’ai chanté au long de cette grossesse. Elle regarde tout autour d’elle, elle est calme et sereine… 10 minutes seulement après sa naissance, elle commence déjà à téter ses doigts, alors je lui présente le sein, qu’elle prend sans hésiter une seule seconde du premier coup, et tète comme une championne !

Nous pesons quand même cette petite merveille : elle fait 4,500 kg, c’est le plus gros de mes bébés ! Mangez des fruits ;-) Il est enfin temps d’aller nous pelotonner les uns contre les autres sous la couette, peau contre peau… Je respire mon bébé, je la caresse : elle est merveilleuse ! Demain, nous choisirons son prénom : bienvenue dans ce monde !

Commenter cet article

Marie-Thé 04/11/2014 19:27

Merci pour ce partage très émouvant, bienvenue à la demoiselle, félicitations aux parents et frères et soeurs.
Que le bonheur et l'amour vous accompagnent sur le chemin de la vie.

PerrucheG 21/10/2014 19:10

Quel chouette récit... ça fait envie!!!

Anne-Marie 22/09/2014 13:16

Quelle belle arrivée au monde.
Que la vie lui soit douce et pleine d'amour.

Fabienne 22/09/2014 08:36

Bonjour
merci pour ce beau partage. Bienvenu à ce petit être. Que l'amour et la lumière illumine votre famille.

Alexandra 21/09/2014 22:23

Bienvenue à votre dernière petite merveille. Quel beau récit, merci de partager ton intimité ... c'est merveilleux à lire. Profitez bien de votre famille agrandie.

Archives

Nous sommes sociaux !

Articles récents