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Petite Fée Coquelicot

...soyons le changement que nous voulons pour ce monde...


Accouchement : quand la peur arrête le travail...

Catégories : #Accouchement, #Accouchement sans douleur, #Naissance libre, #Parentalité

Les mécanismes de la peur jouaient à l’origine un rôle bien précis : face à un animal dangereux par exemple, les hormones libérées par la peur servaient à la survie. Un afflux immédiat de sang et d’oxygène dans le tissu musculaire permettait à l’homme ou la femme de mobiliser ses muscles pour fuir ou combattre. Les organes non mobilisés étaient alors drainés de leur sang pour alimenter les muscles des jambes par exemple, ainsi que le cœur. D’où l’expression « blanc comme un linge » : les tissus du visage se vident eux aussi de leur sang lorsque nous sommes effrayés, pour alimenter les organes qui nous permettent de nous défendre.

Quels sont les organes qui sont drainés de leur sang sous l’effet du stress ou de la peur ?
La peau, le cerveau, les organes digestifs… et l’utérus !


Grantly Dick-Read dit que la douleur n’est pas la conséquence normale du travail : elle advient uniquement lorsque l’utérus est privé de sang et d’oxygène. Sans carburant, l’utérus ne peut pas fonctionner correctement, et les déchets de son activité ne sont pas éliminés comme ils devraient l’être. L’utérus devient alors douloureux, comme peuvent l’être les muscles de nos cuisses après une longue course, si nous avons oublié de nous étirer… Une femme en travail apeurée a un utérus tendu, tout comme ses muscles vaginaux, transformant l’acte simple et indolore qu’est l’enfantement en quelque chose de douloureux et difficile.

Accouchement : quand la peur arrête le travail...

Examinons le processus : en période de peur, le corps secrète des catécholamines, dont la plus connue est l’adrénaline, hormone du stress par excellence. L’adrénaline contracte les muscles circulaires de l’utérus (dont ceux de l’ouverture du col, qui doit être relâché pour se dilater). Cette constriction entraîne la douleur et une circulation diminuée (pouvant donc entraîner une détresse fœtale).

Par contraste, l’ocytocine contracte les fibres longues de l’utérus attachées au col : s’il est détendu, il s’ouvre alors plus facilement. Ces fibres longues se rétractent aussi pour former une masse plus épaisse au sommet de l’utérus (fundus), qui pousse le bébé dehors.

Accouchement : quand la peur arrête le travail...

Qu’est-ce qui stimule la production d’adrénaline, et diminue la production d’ocytocine ?

  • La peur
  • Le stress
  • L'inquiétude
  • Le fait de se sentir observée (tous les mammifères interrompent ou ralentissent leur travail si on les observe). Or, à l’hôpital, non seulement les femmes sont observées par le personnel médical (parfois nombreux), mais aussi par la technologie (monitorage fœtal, examens internes fréquents…)
  • Tout ce qui stimule le néocortex : lumière vive, personnes qui posent des questions, qui parlent, bruits, odeurs fortes…
  • Le fait d’être avec des personnes en lesquelles on n’a pas confiance
  • Le fait d’être dans un lieu inconnu ou inquiétant (et l’hôpital en fait certainement partie, même si les salles d’accouchement sont moins affreuses de nos jours qu’il y a quelques années).

En gros, l’intimité est cruciale pour que l’ocytocine puisse être produite en quantité suffisante !

Accouchement : quand la peur arrête le travail...
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