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Petite Fée Coquelicot

...soyons le changement que nous voulons pour ce monde...


Accouchement : quand l'ambiance arrête ou bloque le travail...

Catégories : #Accouchement, #Accouchement sans douleur, #Naissance libre, #Parentalité

Hier, nous avons vu que des blocages psychologiques pouvaient perturber le travail, allant même jusqu'à l'arrêter pendant de nombreuses heures. Mais aussi que la simple verbalisation pouvait relancer le travail facilement !

Aujourd'hui, nous nous concentrons sur les effets de l'ambiance sur la parturiente...

Cela prend en compte son besoin d’intimité, les lumières tamisées, les bruits désagréables ou forts réduits au minimum, mais aussi la présence de personnes en lesquelles la femme a pleine confiance et qu'elle sent en adéquation avec la situation.

Ina May Gaskin note à ce propos avoir observé à de maintes reprises un accouchement s’interrompre ou ralentir, suite à l’arrivée de quelqu’un que la mère ressentait comme un intrus. Lorsque cette personne s’en allait, le travail reprenait avec le même rythme et la même intensité qu’auparavant.

Accouchement : quand l'ambiance arrête ou bloque le travail...

Il apparaît même que certaines femmes puissent fermer leur col et faire remonter leur bébé quand elles n’apprécient pas la tournure des événements. Au XIXe siècle, les médecins étaient coutumiers du fait, même si à notre époque, les obstétriciens nient absolument cette évidence. Ainsi, parmi les préconisations des médecins du XIXe quant à la conduite des naissances, il était bien précisée l’importance de rester en-dehors de la chambre d’une femme en travail et de n’y entrer qu’à l’approche imminente de la naissance ou si leur assistance était expressément requise.

Ainsi, Betschler (« Labor among primitive people », 1880) mentionne un accouchement pendant lequel « les douleurs furent interrompues par une violente tempête et le col, bien que largement dilaté, se referma. Le travail ne reprit qu’au bout de 10 jours. »

 

Cazeaux (« Obstetrics : The theory and practice », 1884) : « Chaque jour, nous sommes témoins de l’interruption des douleurs pendant une demi-heure et parfois même plusieurs heures, après avoir rendu visite à une femme dont la pudeur a été choquée par notre présence. »

 

W.A. Newman Dorland (1901) : « Au sujet des douleurs ou contractions utérines : une émotion, de quelque natude que ce soit, en atténuera l’intensité et pourra même les faire cesser complètement ; l’entrée du médecin dans la pièce peut avoir le même effet. »

 

Curtis (« Lectures on midwifery », 1846) : « Dès votre arrivée, laissez au mari ou à une amie le soin de vous annoncer auprès de la dame et restez dans l’antichambre jusqu’à ce qu’elle vous fasse appeler. Une surprise soudaine, surtout si elle s’accompagne de la crainte d’un traitement grave, retardera grandement le processus et dans la plupart des cas, aura pour effet de faire remonter le fœtus. Lorsque vous entrez dans la pièce, faites en sorte que votre esprit soit calme et serein et que vos sentiments entrent en empathie avec ceux de la patiente. »

 

Quel contraste avec les pratiques hospitalières, où les médecins et sages-femmes parlent fort, entrent et sortent sans égards pour la femme en travail, se permettent des mots durs, des menaces, des ordres… ou tout simplement une "belle" indifférence et la négation des sentiments de la future maman ! 

Ah, si un peu de délicatesse rentrait dans les salles d’accouchement...

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