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Petite Fée Coquelicot

...soyons le changement que nous voulons pour ce monde...


Les protocoles hospitaliers (14/16) : l'expulsion placentaire dirigée et immédiate

Catégories : #Accouchement, #Naissance libre, #Parentalité, #Délivrance dirigée

  • Raison :
    • dans la plupart des accouchements hospitaliers, on attend d’une femme qu’elle ait expulsé son placenta dans les 5 à 10 minutes suivant la naissance du bébé. C’est une limite de temps arbitraire imposée par les médecins, sans fondement physiologique. Dans les faits, on injecte de l’ocytocine de synthèse dans les deux minutes qui suivent la naissance du bébé, pour accélérer la délivrance et éviter les hémorragies post-partum dues à l’atonie utérine, on pratiquera éventuellement un « massage » utérin (tout ce qu’il y a de plus douloureux, en tout cas pour ce que j’en ai vécu : même pire que l’accouchement lui-même !), certains procèderont à de légères tractions du cordon afin de faire tomber le placenta.
    • Si au bout de 30 à 45 minutes, le placenta n’est pas expulsé, on procèdera à un dégagement manuel : le médecin ou la sage-femme introduit sa main dans l’utérus et décolle le placenta.
    • Certains hôpitaux pratiquent la révision utérine de routine, alors même que le placenta est intact et en absence de tout signe hémorragique.
Les protocoles hospitaliers (14/16) : l'expulsion placentaire dirigée et immédiate
  • Physiologiquement parlant :
    • Dans les accouchements à domicile, la délivrance arrive parfois trois heures après la naissance du bébé, sans aucun trouble associé
    • Toutefois, si on met bébé au sein pour débuter l’allaitement, les contractions utérines reprennent rapidement, et le placenta n’est pas long à sortir de lui-même, surtout si la mère n’est pas exténuée par les pratiques hospitalières posées sur elle auparavant, et qu’elle peut donc adopter une position verticale (4 pattes, position accroupie…).
    • Le fait de tirer sur le cordon ou d’appuyer fortement sur le ventre de la mère pour précipiter la sortie du placenta provoque un risque d’hémorragie de la délivrance (due à une rétention placentaire partielle) presque 30 fois supérieur aux accouchements sans délivrance dirigée !
    • La traction du cordon peut entraîner une inversion utérine si elle est mal pratiquée.
    • Le dégagement manuel du placenta et la révision utérine, en l’absence d’hémorragie, sont des actes intrusifs violents, très douloureux, sans bénéfice réel… totalement inutiles donc !
    • Ina May Gaskin souligne toutefois la connexion corps/esprit. Elle explique qu’il arrive, pour des raisons physiques, psychologiques ou émotionnelles, « que l’utérus d’une femme ne se contracte pas suffisamment pour arrêter les saignements qui surviennent à l’endroit où le placenta s’insérait. Dans ces cas-là, on utilise le plus souvent un médicament ou des plantes pour augmenter la force des contractions et faire cesser les saignements. Parfois, pourtant, les mots suffisent. Plusieurs fois, il a suffi que je demande à la mère d’arrêter de saigner pour qu’elle le fasse. »
Les protocoles hospitaliers (14/16) : l'expulsion placentaire dirigée et immédiate
Les protocoles hospitaliers (14/16) : l'expulsion placentaire dirigée et immédiate
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