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Petite Fée Coquelicot

...soyons le changement que nous voulons pour ce monde...


Le déroulement de l'accouchement

Catégories : #Accouchement, #Naissance libre, #Parentalité

Première phase du travail : le col se dilate d’une fermeture relative à une ouverture complète.

  • Pré-travail
    • les niveaux hormonaux augmentent pour stimuler des contractions suffisamment fortes pour initier la dilatation du col.
    • S’il n’est pas encore mou, il le devient au cours d’un processus qui s’appelle effacement (prostaglandine F2 et pression de la tête du bébé)
    • Le pré-travail dure de plusieurs jours à quelques minutes seulement
    • Si le pré-travail commence et s’arrête de façon répétée, on peut dire qu’on est en travail préparatoire plutôt qu'en "faux-travail", ce qui ne tient pas compte du travail effectif !
  • Alimentation
    Les besoins caloriques d’une naissance sont équivalents à ceux qu’il faudrait pour randonner sur 80 km !
  • Repos dès que possible
  • Mouvement
    Le mouvement fait grimper les taux d’hormones, relâche les articulations pelviennes et encourage le bébé à descendre par la force de la gravité.
  • Ce qui fait monter l’ocytocine : câlins, baisers, relations sexuelles, bain relaxant, bougies, musique…

 

 

Le déroulement de l'accouchement
  • Travail actif (dilatation = 4cm ; contractions toutes les 5’ et durant 1’)
    • Phase difficile de doute
  • Lâcher prise, abandon !
    • Libération de bêta-endorphines, antalgiques puissantes
    • Le travail s’intensifie : sentiments de gêne au niveau du col, dans le bas du dos
  • S’abandonner à ces sensations
  • Remuer les hanches
  • Produire des sons
  • Embrasser son compagnon…
    • A mesure que le travail progresse, les sensations se font de plus en plus fortes et irrésistibles jusqu’à un pic qu’on appelle TRANSITION

 

  • Transition (entre 7 et 8 cm de dilatation) : contractions toutes les 3’ durant 1’30.
    • Ce qui restait du col s’efface
    • Le bébé commence à descendre dans le petit bassin
    • Parfois envie de pousser et en même temps de se détendre…  pouvant mener à la panique
  • Position verticale (assise sur les toilettes par exemple, cela entraînant un reflexe de détente)
    • L’intimité est essentielle à ce moment !

 

 

 

Le déroulement de l'accouchement

Deuxième phase du travail :

  • Décharge massive d’adrénaline qui pousse la mère à se concentrer et à s’engager dans l’effort de faire sortir son bébé
  • Souvent, debout penchée en avant (dans cette position, le pelvis s’ouvre de plusieurs centimètres, et la tête du bébé appuie sur le point G, provoquant le relâchement orgasmique)
  • Mouvements des hanches pour relâcher les articulations
    • La descente du bébé stimule les récepteurs d’étirement du vagin et induit un nouveau flux d’ocytocine
    • Les plexus nerveux hypogastrique et pelvien, ainsi que le nerf vagal sont stimulés (de la même façon que lors de rapports sexuels)
    • L’expulsion est un moment très délicat : certaines femmes arrivées à dilatation complète sont submergées par leurs émotions, par l’impression qu’elles n’y arriveront jamais, par l’impression qu’elles vont mourir, ou qu’elles se déchirent en deux… C’est un sentiment naturel, très fort, auquel il faut se préparer : trop peu de femmes en ont entendu parler… Ce phénomène est signe que le réflexe d’éjection du fœtus se met en place et que le dénouement est proche ! Le savoir permet d’y faire face.
      Comme le souligne Michel Odent : « la passage vers le réflexe d’éjection du fœtus est inhibé par toute interférence de l’intimité. Il peut être inhibé par les examens vaginaux, par un contact visuel direct ou par l’obligation d’un changement d’environnement. Il ne survient pas si l’intellect de la femme en travail est stimulé. Il ne survient pas si la chambre n’est pas assez chauffée ou s’il y a des lumières brillantes. »
      L’expulsion peut être assez longue, notamment chez les primipares. Tout d’abord, il y a le moulage : la tête du bébé s’adapte au corps de la femme. Parfois, on a l’impression erronée que bébé est coincé. En fait, il réalise juste les adaptations nécessaires à son passage. Ensuite, bébé fait des va-et-vient : chaque contraction le fait redescendre un petit peu ; une fois la contraction terminée, le bébé remonte légèrement. Ce mouvement permet d’étirer en douceur le vagin et le périnée, ce qui tend à les préserver. Une expulsion trop rapide peut être la source de déchirures graves du périnée. A la fin, le bébé ne fait plus d’aller-retour : chaque contraction le fait descendre un peu plus, la naissance est imminente.
      A noter que l’utérus d’une multipare est plus efficace pour la poussée : l’expulsion est plus rapide.
       

Dans toute cette descritpion, on voit bien le potentiel extatique, et même orgasmique de l'accouchement, si celui-ci n'est pas perturbé par des stimulations extérieures et/ou des peurs, angoisses, ou tout simplement un sentiment de non-confiance qui empêche l'abandon de la mère au processus naturel et réflexe d'enfantement...

Le déroulement de l'accouchement

Le bébé est né :

  • Les niveaux d’adrénaline baissent, les taux d’ocytocine atteignent de nouveaux sommets pour induire l’attachement et la délivrance du placenta (contractions modérées)
  • Après que le placenta soit sorti, les niveaux d’adrénaline baissent vraiment, la mère ressent de la lassitude et a envie de s’allonger avec son bébé
  • Il est important que la pièce soit chaude et les lumières tamisées, pour que le niveau d’ocytocine reste très haut, le niveau d’adrénaline très bas, et les ondes cérébrales thêta dominantes, tout ceci afin d’induire un attachement profond.
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